Celui à qui je suis avait peur d'ouvrir la bouche. Il respirait en trois temps impatients et ne savait lire ni l'heure, ni le sourire des filles . La grande aiguille le piquait et la petite, sournoise, se moquait. Les mains moites, il s'était assis sur ma marche . Je ne sais plus ce qu'il voulait en retour . Il refaisait mes lacets, et coincait tout un tas de saloperies dans mes cheveux . Ils ont voulu le redresser . Un a n'est pas un o . Il avait peur de sa gauche, et craignait drôlement sa droite, mais ne savait les différencier . Peut-être que pour lui elles n'existaient pas . Et quand les autres riaient de lui . Que la maîtresse brisait ses côtes sous ses mots à elle, Je me disais qu'il était plus beau qu'un tournesol, lui qui tournait le dos au reste du monde, rien que pour grimper dans mon bain. Sous l'eau on parlait, les bulles de savons nous rendaient souls . La nuit j'ouvrais les yeux juste assez vite pour le voir fermer les siens . De ça, on ne parlait pas . Tous les jours il voulait compter mes cheveux, un par un . Toujours interrompu, il pleurait, il disait, il disait qu'il ne supporterait pas que je perde un cheveu qu'un autre pourrait ramasser . Il volait des bijoux à sa mère et les scochait sur ma porte . Je souffle sur son soufre maladif, il a peur d'ouvrir la bouche, de tomber dans ces mots, un peu étrangers à sa peau, s'embourbant au pourtour de ses phrases, fugueuses . Il trébuche sur sa ponctuation .
C'est peut-être pour ça qu'il n'y a pas de point final

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 20:47

Modifié le mardi 24 novembre 2009 06:59

je refuse de vieillir vieille

je refuse de vieillir vieille
pourquoi voir le jour? il envoie trop de lumière. les yeux sont toujours ébloui par le ciel pâle et ne reconnaissent plus rien. les vacances dans le coma finissent toujours au grand jour. le matin est jaune, jaune comme un omelette au fromage

les âmes se tiennent par le main , peut-être droment-elles en marchants, trop fainéantes pour être de vraies tricheuses.

Demain est un bisous dans le cou. demain est la bruine sur un front.Demain est un bas filé. demain est le jour d'un carême éternel. demain la nuit sera achevé en silence. quelq'un l'achevera d'un coup de batte de base-ball. pour une fois, l'accepatation d'être normal. et puis, c'est sur, à force de faire semblant d'être amoureux, on el devient pour de vrai.

elles sont la morale de l'histoire immorale, tout le reste n'est que literrature.

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 07:27

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 12:44

on a rien à perdre quand on aime personne

on a rien à perdre quand on aime personne
"Le rougissement est comme l'impuissance sexuelle : il suffit d'en parler pour le déclencher."

« Ou bien on vit avec quelqu'un, ou bien on le désire. On ne peut pas désirer ce qu'on a, c'est contre nature. »

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 04:45

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 06:25


On a tous tendance à ne voir que ce que l'on veut , au lieu de chercher la vérité. Vous croyez que vous me connaissez bien, mais c'est faux. Vous ne savez pas... non plus de quoi je suis capable. Vous me voyez seulement comme une personne sympathique et qui sait ce qu'elle fait , mais vous avez tord. Je ne serais pas toujours sûr de moi, mais je ferais de mon mieux pour améliorer les choses. Lorsque je ferais une erreur , parce que soyons réaliste , tout le monde en fait , je vous promet que je vous demanderais votre avis. Je ne peux pas accomplir cette tâche toute seule. Si vous prenez le risque de me suivre, nous pouvons faire de grande chose ensemble, je vous promet que si vous croyez en moi, je trouverais le courage de m'élever a la hauteur de vos rêves."

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:26

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:35

Les causes désespérées ont quelque chose d'irrésistible.

Les causes désespérées ont quelque chose d'irrésistible.
Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.


[] [] [] [] [] [] [] []



Je sais que c'est lui que tu aimes, je sais que vous deux, ça va durer longtemps. Je sais que c'est lui qui te rendra heureuse. C'est quelqu'un de bien, il a des dents blanches, un sourire éclatant, il est bien foutu, il a de l'argent, un boulot, il est stable, équilibré, il tient à toi exactement comme il faut. Je fais pas le poids à côté de ça, je suis trop imprévisible, et de toute façon je suis de nouveau arrivé trop tard, comme à peu près pour tout. Je te demande pas de m'aimer. Ni de m'embrasser, ni de penser à moi tout le temps, je veux pas être le premier, celui pour qui tu souris. Je veux juste une toute petite place. Les gens à qui on dit "Restons amis" et qui préfèrent tout abandonner ne comprennent rien, ne ressentent rien. Moi, je veux être ton ami. Je préfère être ton ami, même un simple copain, que rien du tout. Je veux être là pour toi, je veux m'assurer que tu es heureuse, même si ça m'arrache les tripes de te voir dans ses bras et pas dans les miens. Je veux juste être sur que tes yeux pétillent toujours. Juste une petite place, que tu saches que je serais toujours là pour toi.


Black Eyed Peas - Meet me halfway

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 16:17

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:44

En silence et puis sans excuses
Le juke-box se met à ronfler
Un vieux tube pendant qu'tu abuses
D'un jus dangereusement serré
Là contre ton corps,
Je me sens presque mort
Je peine presque à finir mon whisky cola, Maya
Et si je fume, c'est pour tes beaux yeux irrités,
Et si je hurle,
C'est pour que tu viennes me chercher
Car c'est là contre ton corps
Que je me sens le plus mort
Mais on n'vit qu'une fois alors
Tues moi !


# Posté le jeudi 08 octobre 2009 05:48

plus de temps , il m'en faut plus

plus de temps , il m'en faut plus
les bras en crois sur le sol, j'enviais les arbres : eux au moins avaient des racines. pourquoi demander pardon au ciel sous prétexte que l'on est en dépression nerveuse? amusant, non? le rictus anti déséspoir est une gymnastique épuisante. je venais alors de comprendre qu'au lieu d'aimer des hommes inaccesibless, je ferais mieux d'adorer l'éternel absent. quitte à être fou de quelqu'un qui n'existe pas
je pose la un niuveau crédo : " certain crois parce que après tout cela n'est pas plus absurdre que le reste". l'absurdité universelle peut englober l'existence de Dieu. l'absurdité est très hospitalière. Dieu est aussi absurde que moi. les gens crois sans le savoir ou s'en rende compte lors d'une dépression nerveuse ou autre syndrome passablement apocalyptique. Mon corps fais un avec le bitume
.

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 15:49

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 17:32